Spectacle rituel de Saint Jean

LO FUÒC DE SANT JOAN
ou la fête du SOLSTICE D’ETE

 

Les rituels du solstice d’été, où le soleil à son apogée est mis à l’honneur, sont présents dans de nombreuses civilisations. La tradition qui en découle veut que les Hommes édifient des feux de joie, purificateurs et régénérateurs qui brûleront toute la nuit du solstice en l’honneur de cet astre flamboyant avant qu’il ne commence à décliner à nouveau.


Sauter le feu de la Sant Joan est un rituel de passage initiatique. Le Bûcher est édifié autour du « Mai 1 », sa forme est alors dite « masculine ». Lorsque le feu est allumé, les flammes montent le long de ce mât dressé vers le ciel. Il relie alors la terre et les cieux.
Ce n’est que le moment venu, après avoir longtemps dansé autour, quand le feu est devenu « féminin », que le bucher s’est écroulé, est devenu plus rond, large sur sa base qu’on peut enfin le sauter. Sauter le feu permet à la fois de vaincre ses peurs, de sceller un amour et de se libérer du passé après avoir dit 3 fois « Sant Joan tot l’an 2 » en guise de décompte magique et rituel!

©Henri Comte
©Johan Hannequin
©Marc Ginot
©Marc Ginot
©Marc Ginot
©Marc Ginot
©Marc Ginot
©Marc Ginot
©Christian Phalippou
©Christian Phalippou

D’autres rituels s’articulent autour de cette nuit la plus courte, comme la cueillette des herbes médicinales dites les plantes sacrées de la Saint Jean 3. Elles sont cueillies couvertes de rosée du matin et gorgées du soleil du jour le plus long de la veille. La légende voudrait même que la cueillette se fasse en marchant à reculons au matin de cette nuit folle.

 

Au cœur du cycle des Temporadas,4 le Théâtre des Origines s’interroge sur le rituel du solstice d’été en replaçant les humains dans leur relation avec la Nature.
Dans un temps où l’influence de l’Homme sur la santé de la Terre n’est plus à remettre en question ; où notre époque géologique commence à être nommée « Anthropocène » du fait des modifications irréversibles que les Humains causent à la planète et sa biosphère. Le Théâtre des Origines réinterroge les raisons et les fondements du pourquoi et comment encore fêter le Soleil et à travers lui la Nature, en investissant la population dans ce projet de territoire.

Tout en puisant dans la tradition des feux du solstice d’été et écoutant ce que lui chuchote encore  l’esprit du lieu, Le Théâtre des Origines  réinvestit le patrimoine vivant et son questionnement écologique au service d’un spectacle rituel sans cesse renouvelé et en mouvement.
La particularité de ce projet Temporada mené par le Théâtre des Origines est d’investir la population du lieu où se déroule la fête.
La participation de la population est mise en place dès la conception de la trame dramaturgique de la fête, elle peut prendre plusieurs forme allant de la simple discussion à en passant par le collectage auprès des détenteurs de mémoire du lieu.
Puis viennent les ateliers pour constituer des chœurs de personnages qui participeront le soir des feux de Sant Joan au rituel. Ces ateliers peuvent avoir lieu dans le cadre scolaire avec des enfants, des adolescents ou dans le cadre associatif ainsi qu’auprès d’adultes amateurs.
Il n’est pas nécessaire d’avoir une pratique de théâtre ou de danse pour y participer.
La seule chose à avoir c’est l’envie de faire ensemble la fête du jour le plus long.

 

C’est l’heure !
Le jour le plus long est arrivé, et la nuit la plus courte va le fêter !
Mais comment cueillir les fleurs de saint jean jadis médicinales sans qu’elles ne soient souillées de pesticides ?
 Où se baigner sous la lune sans tomber sur un vieil hameçon rouillé et d’autres déchets putrides ?
Avec quel bois sorcier édifier ce bûcher de joie où l’on scellait les amours et brulait nos peurs?

(…)

Bacchus :
Bon, bon ça va...ok j'y arrive pas...mais vous me connaissez pas ! Ma semence est
flamboyante !…. Capiti pas ! Non ! Ma quilha bomba pas pus!
Bacchantes:
Malur! Nòstre valorós Bacchus es moligàs!

Bacchus:
 Acabat orgia e bacanals !"    

Coryphée du chœur de Bacchante :
Essayons avec du Muscat ! Le vin du pays lui a toujours donné la Baraka !


Bacchus:
Lèu! lèu! Montatz sus ma tintena !
 
Coryphée du chœur de Bacchante :
Aquò ten pas drech ! Oh non !
Edmonde Santo :
Hooooo....pauvre divinité
qui ne peut plus....quiller?!
Tiens pour les semences infertiles j'ai ce qu'il te faut Le Fertilizator,
qui te rend raide comme la mort !»

 

Informations générales


Spectacle en musique et en déambulation tout public pour la rue
Nécessite repérage
Mise en place des ateliers pour public amateur et adultes en amont du spectacle
Bilingue français-occitan
Durée : 1h30

 

1 Prononcé « May » signifie le mât, il s’apparente au mât de cocagne et à l’arbre de mai.

2 Prononcé « sant djouan toute l’an », signifie Saint Jean toute l’année.

3 On parle des 7 plantes sacrées de la Saint Jean: l’armoise, le millepertuis, l’achillée millefeuille, la joubarbe, le lierre terrestre, la marguerite sauvage et la sauge. Mais aussi leurs vingt cousines estivales: angélique, aubépine, bourrache, capucine, chélidoine, gentiane, hysope, lavande, marjolaine, mauve, mélisse, menthe, myrte, pimprenelle, plantain, reine des prés, romarin, serpolet, thym et verveine ...

4 Temporadas : projet participatif créé et mené pendant 10 ans à Pézenas, puis en itinérance depuis 2015, par la compagnie du Théâtre des Origines, réinvestissant le territoire des fêtes saisonnières en les ancrant dans la réalité et l’actualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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